Vendredi 18 decembre,la journee symbolisant notre derniere promenade en Amerique latine, a failli tourner au cauchemard...
Reveil en douceur dans notre chouette auberge tout en bois, style chalet Suisse et petit dejeuner tranquille avant de preparer notre casse-croute pour la promenade. A la reception,on croise Marie Blanckaert (grosse coincidence : Marie est une amie d’un ami (William Robinet) et elle avait loge chez nous qqes jours il y a 3 ans lors de son passage a KL. Par le plus grand des hasards, on la retrouve a la meme auberge que nous! Aussi Maxime, un Francais que nous avons rencontre l'aveille, decide de se joindre a l’expedition. Il nous annonce qu’il a achete son billet de bus pour partir le lendemain et il a toute la journee devant lui.
On prend d’abord le bus pendant 45 minutes pour arriver au point de depart et c’est parti pour la promenade... Marie comprend apres un petit quart d’heure que Pops avait decrit la promenade de « ca monte un peu et puis ca devient plat » plutot comme une maniere de nourrir l’espoir plutot que de refleter la realite du chemin que nous empruntions... En gros, ca montait sec (ou « raisonnablement » comme dirait Pops) pendant pres de 2 heures et demies. Heureusement, le chemin est bien indique, pleins de points peints en rouge sur les arbres et les pierres. Derniers metres dans la nege et arrivee au refuge, petit pique-nique, un peu de repos et puis on redescend... les filles prennent leur temps, les mecs avancent plus vite avec Maxime en tete et s’arretent pour nous attendre tous les quelques temps. A un endroit, Stephane attends tout seul : il nous dit que Maxime s’est trompe de chemin et plutot que d’aller tout droit, il a tourne et a devale un chemin hyper pentu. Stephane l’avait vu en passant, Maxime etait 50-100 metres plus loin sur le mauvais chemin alors Stephane lui dit :
« Eh, Maxime, tu t’es trompe de chemin, reviens !
- Oh non, c’est trop dur a remonter comme cote, je vais rejoindre le chemin plus loin..
- Si j’etais toi, je remonterai ici. Si tu veux, on t’attend
- Non, t´en fais pas, je vois un truc plus loin, je pense que je vais pouvoir rejoindre le chemin. Ne m’attendez pas ! »
Et Maxime continua. Nous les filles, sommes arrivees plus tard et nous sommes dites « mais il est fou Maxime ? comment a-t-il pu penser que ce chemin pentu etait le chemin ? » et nous continuames donc notre chemin a 3, s’attendant a voir Maxime surgir a tout moment...
Arrives en bas, Maxime n’etait pas a la petite cafetaria comme nous l’avions espere, alors nous avons attendu un quart d’heure, une demi-heure, trois quart-d’heure, une heure. Le bus que nous avions prevu de prendre a 17.45 passa et toujours pas de Maxime.. alors on decide de prendre le prochain bus, a 20.10. En attendant, la petite cafetaria va fermer et nous allons etre tout seul. Mimi s’informe et nous appelons la police pour leur signaler le retard etrange de Maxime et donner une description du lieu de notre separation, ce qu’il portait etc. Nous appelons aussi l’hotel pour qu’ils nous previennent si Maxime rentre (qui sait ou son chemin l’aurait mene) et c’est le retour a l’attente. Nous passons par des moments d’humour « oh, il doit etre arrives avant nous et partis en stop, a l’heure qu’il est, il se boit des bieres sur une terrasse », a un peu d’enervement « pourquoi il n’est pas remonte quand c’etait si simple ? », a de moments de logiques « il est descendu trop et aura decide de remonter finalement et ca lui prend du temps » jusqu’au pessimisme « et s’il etait tombe et qu’il s’etait casse quelque chose ? ». Vers 18.30, nous rappelons la police. Rien, mais on nous assure que les recherches sont deja en cours. A 19.30, nous rappelons encore, et la ligne se coupe. Nous n’avons plus de credit sur le GSM de Marie (encore heureux qu’elle avait son GSM avec une puce argentine !!). A 20.10 le bus repasse et nous decidons de monter : nous ne sommes d’aucune utilite sur les lieux et la police mene les recherches.
Retour a l’hotel vers 21.00, ca fait deja 6 heures que Maxime a quitte le chemin principal de la promenade. Sans trop d’espoir, nous prions interieurement qu’il nous accueillera a l’hotel une biere a la main et que la reception aura oublie de nous prevenir.. mais non ! On rappelle la police, toujours rien ! L’humeur en prend en fameux coup... La nuit tombe doucement, a 22 heures, il va faire noir. Il fait 2 degres la nuit en ville, mais dans les montagnes ? On va prendre notre douche et Mimi se prepare mentalement pour d’eventuels moments difficiles.. « faut que j’appelle l’Ambassade de France demain... retrouver la maman dont il nous a tant parle aujourd’hui et la mettre au courant de la disparition... annuler notre retour et aider les equipes de recherche ».. mais on contine a esperer et a prier. 22 heures, toujours rien et il fait noir !! L´auberge a organise un BBQ auquel nous etions inscrits tous les 4.. on commence a manger, les bouchees ont un peu de mal a passer et a chaque coup de sonnette, a chaque coup de telephone, nos coeurs s’arretent et on reste la bouche ouverte et la fourchette en l’air.
Et tout d’un coup, vers 22h30 alors que nous avons tous fini de manger, Maxime apparait dans le hall d’entree !! Ils l’ont retrouve ! Embrassades, cris de joies, sourires et larmes (juste pour Mimi) se melangent !! Maxime ne sait pas par ou commencer, il s'excuse tout plein, il est sous le choc, il est heureux d'etre vivant, tout simplement. Alors qu'est ce qu'il nous a fait notre Maxime? et bien il avait continue la descente pendant une petite heure et puis il est arrive a une cascade qu'il a essaye de longer. A un moment donne, il s'est rendu compte qu'il ne pouvait plus aller plus loin alors il a essayer de re-escalader vers l'arriere pour rebrousser chemin... mais les pierres glissent, Maxime perd l'equilibre et fait quelques tonneaux avant de se rattraper a un arbre: il a evite de vide! Et donc depuis environ 4-5 heures de l'apres-midi, Maxime etait perche sur son arbre (c'est officiellement SON arbre maintenant) mais heureusement, il n'est mort que d'une chose: de peur. Il a eu le temps de philosopher sur sa vie, de fumer le reste de son paquet de cigarette (A noter: en bon fumeur ecolo, Max garde tous ses megots quand il est dans la nature et meme dans ces instants "c'est pas parce qu'on creve qu'il faut degeulasser la planete" nous dit Maxime,la poche pleine de megots!), de rever a l'helico qui viendrait le chercher,...et biensur, a crier a tue-tete malgre la cascade a 2 pas qui etouffe immediatement son cri. Finalement, vers 21.30, arrive Mario, son sauveur! C'est un des hommes de l'equipe de secours qui le cherchait depuis pres de 4-5 heures. A deux, ils re-escaladent toute la cote et arrivent a une voiture de patrouille. Maxime est sauve!
FOR ENGLISH TRANSLATION - SORRY! WE ARE BOARDING FOR OUR FLIGHT - WE WILL UPDATE YOU ON OUR NEXT OPPORTUNITY

Hello!
ReplyDeleteQuelle aventure quand même! Et tu n'as oublié aucun détail! (comme les mégots de cigarettes trop fort!)
C'était sympa de vous revoir en tous cas.
biz
Marie
Ps: et des news de maxime?